vendredi 18 mai 2007

Je suis fière ...

Commençons par le "je suis fière".
Je suis fière de mon cousin.
Je suis fière de ce qu'il est devenu malgré tout.
Il a pas eu tout facilement.

Petite, je l'avoue, il me tapait royalement sur les nerfs.
Normal, j'avais 11 ans, il en avait 3 ... il m'arrachait les cheveux par poignée, il dansait continuellement sur la bamba (chanson que je détestais et que je déteste encore) et ma grand-mère nous forçait à le regarder danser (faire la crise du "bacon") chaque fois que la maudite toune jouait.

Puis, un jour, son père était venu en visite chez moi.
J'avais 20 ans, lui 12, je m'efforçais d'être "cool" ... on parlait quand même à un ado ici ...
Et là, au moment de la question fatidique : "pis aimes-tu ça à ton école?"
Il m'a servi une réponse qui, honte à moi, je ne peux pas vous citer, mais qui était tellement bien tourné, que j'ai presque perdu connaissance.

Quand il était parti, et après qu'il nous ait parlé de façon à faire pâlir Bernard Pivot tout le long de la dite visite, ma mère et moi avions conclu qu'il était "pas normal" (lire: Vachement au-dessus de la moyenne)

Puis, plus de nouvelles.
En fait, si peu.
Un jour, j'avais 24 ... lui bien ... ehhh faites le calcul ... et je dirigeais une chorale avec son père. Il est arrivé comme ça on a jasé et paf! Je l'avais en plein visage. C'était le seul être de la famille de mon père qui était "comme moi".

Un jour dans un mariage, après lui avoir démoli un genou avec un talon (oui oui je fais ça régulièrement) on s'est parlé, longtemps ... et paf c'était clair.
J'avais un petit frère.
C'est à la vie à la mort.
Qu'il soit bleu vert jaune à pois gris je m'en fichais.
Un jour, l'été dernier, il m'a appelé parce qu'il voulait me parler.
Il voulait me parler de ce que je savais déjà.
Du fait qu'il m'est choisi moi pour en parler en premier (du moins dans notre famille) ça m'a touché.
Sur le coup, ça m'a fait mal ...
Ça m'a fait mal parce que je sais ce qu'il y a encore à accomplir pour eux.
Quand on a un petit frère, même si la vie l'a mis sur notre chemin sur le tard, on veut ce qui a de mieux pour lui.
Mais je ne crains pas, c'est le gars le plus intelligent que je connais.
Il passera à travers tout cela.
Je t'aime fort.
(et flute, j'ai encore des fuites dans les yeux ... mausus de girlie...)

2 commentaires:

moi m'aime a dit...

vous avez une très belle histoires tous les deux xxxxxxxx

Gooba a dit...

Beau billet!!!

Trois autres années passées ...