J'ai touché le fond du baril, chaque fois, je m'imagine que je peux pas tomber plus bas, mais chaque fois j'y touche, et le fond s'éloigne, et je m'enfonce toujours un peu plus loin.
Chaque fois j'y perd un petit morceau de moi au change, personne ne voit rien. Du moins, presque personne. Le principal intéressé en a des manifestations à tous les jours, à toutes les heures, mais il ne voit rien.
Je suis fatiguée, je suis usée, et j'ai même pas 30 ans.
J'ai beau être une battante, mais une battante à qui tu donnes jamais de "méga-potion +10 de vitalité" (parlons un langage qu'il comprend) ça finit par plus avoir point de vie.
Viens un temps, surtout après 10 ans, où aimerait au moins croire qu'on a plus besoin de se parler pour se comprendre, surtout quand une des deux personnes n'a même plus la force d'utiliser des mots pour se faire entendre, que le simple fait d'avoir le desespoir au bout du nez c'est suffisant pour que l'autre prenne la relève.
Même pas. Non seulement les gestes ne mènent rien, mais les mots ne touchent même plus. Les cris ne font que peu d'effets. Car, bien sûr je suis rendue aux cris.
Je m'étais promise de ne plus jamais revenir à ce point ... ce point où mon envie d'en finir n'a que seul obstacle le reste de foi en un Dieu qui veut décider seul de l'heure et du moment, mais surtout la crainte "catholique" de ne pas aller au paradis, ce qui serait bien le comble quand on veut sortir de l'enfer qu'est notre vie sur terre ...
Mais reste que j'en ai marre. J'en ai marre de m'occuper de mon beau-frère comme si c'était mon frère et de ne pas avoir grand chose en retour. J'en ai marre de continuellement donner et de recevoir que très peu. J'en ai marre de me donner à 300% dans mon job et de me faire rire en pleine face par du monde qui ont aucune idée de ce que c'est que de ce taper 50 heures semaines pour faire vivre une compagnie qui est présentement déficitaire.
Oui bien sûr, j'ai choisi mon sort. Par contre, au fond de mon coeur, je sais pourquoi je l'ai choisi. Je l'ai choisi parce que je voulais être avec lui. Parce que je sais qu'il n'aurait surement pas fait les efforts d'entretenir notre relation si nous avions été séparé à ce stade. Parce qu'en suit on a eu des rêves de "femme au foyer et de tas d'enfants" d'études qui étaient là juste au cas-ou. Après tout, il allait subvenir à mes besoins, j'allais enfin pouvoir me reposer et essayer de guérir. Bull Shit.
J'en ai marre, de penser continuellement au bien-être de mes parents. De prendre des décisions en fonction de ce qui s'en vient. De ne pas faire d'enfants des fois que maman nous peterait la crise monumentale, car bien sur, si elle pète la crise et qu'elle se retrouve en fauteuil roulant qui devra pousser et le fauteuil et la poussette, tout en gérant une compagnie qui doit devenir de plus en plus rentable, qui s'entendra bientot sur deux territoires, qui compte un éventail de plus de 20 services et pas moins de 14 professeurs avec pas loin de 50 élèves différents à gérer, plus une quinzaine de groupe mixte ... qui devra faire ça vous penser?
Mais voyons, c'est pas grave, c'est tellement beau la maternité, ça vient avec tout une panoplie de trucs "fashion" (C'est ce que mes copines croient ...) et en plus "je suis tellement égoiste" de ne pas vouloir fonder une famille. Voyons, quel est le but de l'humanité si c'est pas de procréer, je vous le demande ?
Donc, voilà. Le fond. On y est. Encore.
Chaque fois j'y perd un petit morceau de moi au change, personne ne voit rien. Du moins, presque personne. Le principal intéressé en a des manifestations à tous les jours, à toutes les heures, mais il ne voit rien.
Je suis fatiguée, je suis usée, et j'ai même pas 30 ans.
J'ai beau être une battante, mais une battante à qui tu donnes jamais de "méga-potion +10 de vitalité" (parlons un langage qu'il comprend) ça finit par plus avoir point de vie.
Viens un temps, surtout après 10 ans, où aimerait au moins croire qu'on a plus besoin de se parler pour se comprendre, surtout quand une des deux personnes n'a même plus la force d'utiliser des mots pour se faire entendre, que le simple fait d'avoir le desespoir au bout du nez c'est suffisant pour que l'autre prenne la relève.
Même pas. Non seulement les gestes ne mènent rien, mais les mots ne touchent même plus. Les cris ne font que peu d'effets. Car, bien sûr je suis rendue aux cris.
Je m'étais promise de ne plus jamais revenir à ce point ... ce point où mon envie d'en finir n'a que seul obstacle le reste de foi en un Dieu qui veut décider seul de l'heure et du moment, mais surtout la crainte "catholique" de ne pas aller au paradis, ce qui serait bien le comble quand on veut sortir de l'enfer qu'est notre vie sur terre ...
Mais reste que j'en ai marre. J'en ai marre de m'occuper de mon beau-frère comme si c'était mon frère et de ne pas avoir grand chose en retour. J'en ai marre de continuellement donner et de recevoir que très peu. J'en ai marre de me donner à 300% dans mon job et de me faire rire en pleine face par du monde qui ont aucune idée de ce que c'est que de ce taper 50 heures semaines pour faire vivre une compagnie qui est présentement déficitaire.
Oui bien sûr, j'ai choisi mon sort. Par contre, au fond de mon coeur, je sais pourquoi je l'ai choisi. Je l'ai choisi parce que je voulais être avec lui. Parce que je sais qu'il n'aurait surement pas fait les efforts d'entretenir notre relation si nous avions été séparé à ce stade. Parce qu'en suit on a eu des rêves de "femme au foyer et de tas d'enfants" d'études qui étaient là juste au cas-ou. Après tout, il allait subvenir à mes besoins, j'allais enfin pouvoir me reposer et essayer de guérir. Bull Shit.
J'en ai marre, de penser continuellement au bien-être de mes parents. De prendre des décisions en fonction de ce qui s'en vient. De ne pas faire d'enfants des fois que maman nous peterait la crise monumentale, car bien sur, si elle pète la crise et qu'elle se retrouve en fauteuil roulant qui devra pousser et le fauteuil et la poussette, tout en gérant une compagnie qui doit devenir de plus en plus rentable, qui s'entendra bientot sur deux territoires, qui compte un éventail de plus de 20 services et pas moins de 14 professeurs avec pas loin de 50 élèves différents à gérer, plus une quinzaine de groupe mixte ... qui devra faire ça vous penser?
Mais voyons, c'est pas grave, c'est tellement beau la maternité, ça vient avec tout une panoplie de trucs "fashion" (C'est ce que mes copines croient ...) et en plus "je suis tellement égoiste" de ne pas vouloir fonder une famille. Voyons, quel est le but de l'humanité si c'est pas de procréer, je vous le demande ?
Donc, voilà. Le fond. On y est. Encore.
13 commentaires:
J'aimerais savoir quoi te répondre... mail il n'y a pas de réponse...
Je te souhaite juste "Bon courage !"...
Courage, volonté de vivre et lucidité. J'ai appris avec le temps que les réalités que tu ne regarde pas en face se font un joyeux plaisir de te poignarder dans le dos. Il y a parfois des choix diffifile à faire et qui ne deviennent «rentables» que bine plus tard.
gros câlins!
Même si ça vaut ce que ça vaut... je te fais un câlin virtuel. Un gros en plus.
Je n'ai pas beaucoup vécu, je pense même que la vie me réservera encore son lot de merdes et de beautés, mais j'ai juste compris une chose à date. Ça vaut la peine parfois de demeurer à la surface, même si t'as juste le nez hors de l'eau, même si tu pédales au-delà de tes forces.
Pis ya rien de mal à toucher le fond, parce qu'à toucher le fond, tu auras pied pour te repousser à la surface.
Pense à toi...
Moi je te dirais de devenir égoïste. Vivre TA vie, pour TOI. Si tu ne la vis pas pour toi, personne ne pourra être heureux à ta place... Tu ne peux pas être responsable de tout le monde! Apprends à caser les choses et les gens à leur place car plus tu donnes, plus on prend... et rares sont ceux qui donnent!
Penses à toi. TU es la personne la plus importante de ta vie. Et tu vaux la peine que tu prennes soin de toi.
Jette au loin les boulets qui t'empêchent d'avancer. Tu l'as dit toi-même, tu n'as même pas 30ans encore!
Penses-tu consulter? Ça pourrait te faire du bien! J'ai confiance en toi, tu sauras faire ce qu'il faut.
Et le suicide, ce n'est pas une option ok?
Take care parce qu'on t'aime! (En2k, moi je t'aime!!!)
Lâche pas et je te fais un gros câlin virtuel :)
Je pense que tu as des choix à faire. Pas nécessairement ceux auxquels tu penses en premier. Il y a de la réflexion qui t'attend et des actions qui doivent être faites. Tu en as vraiment besoin. Je ne sais pas exactement quels sont les ennuis de santé que tu vis, mais le stress qui t'habite ne peut pas t'aider à guérir. Tu as besoin de sérénité dans ta vie, fabrique-la...
Câlins...
Il ne faut jamais oublier que tout passe et qu'il y a de meilleurs moments à venir...
Quand ça va mal, pense au mot canard " ça te coule dessus comme sur le dos d'un canard"
Et on dit que la nuit est toujours plus noire juste avant l'aube. Donc ça ne peut que s'éclaircir.
Bon courage
Pense au mot canard " ça te coule dessus comme sur le dos d'un canard"
Et on dit que la nuit est la plus noire juste avant l'aube, et que ça ne peut faire autrement que de s'éclairer.
Je seconde Princesse Whakya, essaie de vivre pour TOI, juste TOI. Je le sais que c'est dure, mais c'est la seule solution. Tu ne peux pas prendre soin des autres si toi tu ne vas pas.
Et tu sais dit leur, dit le à ta mère de ne pas compter sur toi. Je le sais c'est dure ça aussi, mais ça vaut la peine. Je l'ai fait, ma mère et moi c'est complexe, un jour j'ai décidé que c'était assez, je lui ai dit, ça n'a rien changé chez elle, mais moi je suis en paix. Un moment donné ça va faire, c'est elle la mère, toi la fille, et si je ne me trompe pas tu vis le même pattern que moi, tu es la mère de ta mère. Tu n'as pas à vivre ça, tu n'es pas sa mère et ce même si elle est malade.
Je pense que tu devrais chercher de l'aide externe ma belle Forsythia, trouver une oreille pour t'écouter, te conseiller. Je l'ai fait et c'est tellement libérateur. Fais toi ce cadeau de prendre soin de toi, de trouver quelqu'un de neutre qui va t'écouter. Et je t'en prie ne parle pas de mort, ne te fait pas ça, ce n'est pas une option, ça ne règle rien. Tu peux m'écrire, m'appeler quand tu veux, dans la nuit n'importe quand. Je t'envoie mon numéro right now.
Et pour les bébés laisse faire les autres ce qu'ils disent et pensent. Prends ton temps, tu n'as pas encore 30 ans. Puis on est pas plus femme ou meilleure parce qu'on a des enfants. Si tu ne le sens pas maintenant c'est que c'est la meilleure solution pour toi.
Aie confiance demain sera meilleur et je te jure on peut aller très bas, mais quand on remonte c'est si bon. Donne toi une petite pousse c'est si beau un peu plus haut.
Je te fais une grosse colle ma toute belle.
Où es-tu ?? Je commence à m'inquiéter....
Enidan: Merci juste de se sentir soutenu ça aide ;)
PM: Vous avez sûrement raison. Par contre, je ne pense être assez sage pour savoir quel est le choix à prendre ... des vacances semblent avoir donné beaucoup par contre. Merci.
La Maratre: J'aime beaucoup l'image que tu fais sur le fond, je vais la garder en tête.
Whakya: Moi aussi je vous aime bien votre altesse. Tu as raison mais c'est difficile.
Gooba: J'ai un genre de début de maladie de Crohn ... et pas de médecin traitant (chose hyper commune dans ma ville). Les vacances ont aidé. Mais bon, comme j'explicais dans mon message, je suis quelqu'un d'impulsif qui passe sa vie à se "cacher" (par nécessité) le blog c'est la soupape.
Nath: Je vais te réécrire un mail sous peu.
La petite semaine et Méli: Merci beaucoup de vos commentaires, c'est tellement touchant de se savoir lue et comprise
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