Vous savez, depuis le début de ce blog, étant donné que j'y massacre, histoire de survie, certaines personnes, je donne des surnoms ou j'affuble d'une lettre certain "personnage de ma vie".
D., mon beau-frère, avec qui je vis, vous le savez une relation amour haine depuis 12 ans, s'est fait une blonde. J'ai décidé après 5 mois de fréquentation, je vais l'appeler Hell ...
Donc, Hell, malgré le fait qu'elle semble jouer pour l'autre équipe (et ici je parle pas d'orientation sexuelle, mais bien du coté obscur...) elle la dernière personne que je vois avec D.
Ne vous y méprenez pas, cela n'a rien à voir avec le fait que je suis possessive, je suis même prête à avouer humblement que D. est pas mal plus ouvert d'esprit et conscient depuis son arrivée (rien qu'à voir la post précédent).
Hell est dark, elle s'habille toujours en noir, et ce n'est pas pour être sophistiquée, elle a l'air d'un bloc de glace.
Hell n'a aucune stabilité mentale, j'ose penser qu'elle mente plus vite que son ombre, elle est acheteuse compulsive, a déjà fait faillite, est supposément alcoolique, ex femme battue, se serait fait violer, bref, nommer le trouble, elle l'a eu.
Perso, j'ai habituellement beaucoup de compassion pour les gens.
En septembre, quand D. nous a annoncé qu'il s'était fait une blonde, il m'a parlé de ses "antécédents".
Son ex la battait, il la violentait mentalement aussi. Sachant que j'avais légèrement passé au bat aussi lors de ma première vraie relation de couple, juste avant Mari, il se disait que de m'en parler était une bonne idée. Je lui avais alors dit, étant parfaitement à l'aise maintenant avec ce qui s'est passé, de parler à Hell qui venait bien sûr tout juste de sortir de cette relation, de m'en parler si elle avait besoin de se vider le coeur.
Puis, dans un moment d'étourderies, ou volontairement, je ne sais pas D., à laisser tomber le nom de son "agresseur". Le fait est que par mon travail, je connais la moitié de notre petite ville. Fait moins anodin, je connais l'"agresseur" en question. Je l'ai remplacé dans un de ses postes. Bien sûr, les bras me tombent. Comme toujours je pense qu'on ne peut se fier à personne et ce gars, bien qu'il soit petit, l'air inoffensif ... bref, ne pas se fier des eaux dormantes. Je suis abasourdie.
Un mois passe et ma meilleure copine, K. débarque un jour avec son fils pour l'après-midi, bla bla sur des choses et d'autres et elle me parle du gars en question. De par mon minois, elle constate que ça ne va pas. Je lui parle donc à mots couverts de ce que je sais, les bras lui en tombent aussi. On en revient pas, pauvre Hell, fin de la discussion.
Premier souper chez D. et Hell fait a bouffé. Durant le souper, elle nous avoue être une ex-alcoolique qu'elle était ou qu'elle avait été dans les A.A. Je vois mari qui sourcille et je ne comprends pas pourquoi. En sortant, mari m'avoue que Hell a bu la moitié de la bouteille de vin durant le repas.
Je ne connais rien à l'alcoolisme, je ne fais pas de cas.
Deuxième rencontre, Hell, D., Mari et moi allons marcher dans un sentier près de la maison. Elle me parle de ses enfants. Avec la description qu'elle m'en fait, je me tarde pas vraiment de les connaitre. Des petits monstres intenables qui lui en font voir de toutes les couleurs, je me les imagine entre 10 et 12 ans, puis elle me dit qu'ils en ont 5 et 6 ...
Souper au resto avec D et Mari seulement, D avoues que Hell "n'était pas si contente que ça d'avoir des enfants et qu'elle n'a aucune patience".
D. a toujours été contre le tabagisme et était assez sectaire en ce qui concerne les gens vivants de l'aide sociale, ce qui avait fait des frictions entre nous car la moitié de ma famille en vivent ou en ont déjà vécu.
Fin de soirée avec D et mari seulement : Hell fume et vivait de l'aide sociale quand il l'a rencontré.
Fête de Noel chez mon horrible beau-père. Je m'attend avoir arrivé Godzilla et L'ouragan Katrina, après la description qu'on m'avait fait de la progéniture de Hell. Quelle ne fut pas ma surprise de voir arriver deux beaux enfants. Une petite fille aux cheveux d'ébène avec les plus beaux yeux bruns et vifs que j'ai vu. Cela ne faisait pas deux heures qu'ils était là que la puce en question vient me voir et me dit: Forsythia? Est-ce que je peux m'asseoir sur toi?
Bien sur, j'ai accepté. Elle s'est alors mise à me parler de toutes sortes de choses, de son école, de son père, de ses cadeaux de Noel, du père Noel.
Durant la soirée, le petit garçon, tout aussi mignon, n'écoutait pas du tout sa mère, ni les consignes qu'on lui donnait. Je les regardais D. et Hell lui parler et je voyais bien que le petit n'entendait même pas les recommandations. Sur ce, Hell affirma: Mon gars est TDAH y'a rien a faire avec lui.
Quand tout le monde avait essayé n'importe quoi, en lui disant n'importe quoi, à un moment donné on a fait un jeu, et j'étais la meneuse, il n'écoutait pas ce qu'on lui disait. Je me suis donc penchée devant lui et je lui ai dit: L. est-ce que tu pourrais rejoindre ta place s.v.p.? Il s'est levé et il est allé rejoindre les autres. C'est pas sorcier, suffit juste de s'assurer qu'on a son attention. Tu te mets à sa hauteur, tu le regardes dans les yeux, si ça fonctionne pas tu lui touches l'épaule. Mais merde il me semble que ça prend pas la tête à Papineau pour comprendre que si tu balances une info du haut des airs en direction d'un TDAH de 5 ans qui non seulement est dans une fête de famille mais qui en plus est scotché à son Nintendo DS depuis 4 heures, c'est clair que tu n'arriveras à rien. Étant fachée (comme d'hab) après mes beaux parents, j'avais donc décidé de passer la soirée à m'occuper des enfants, j'ai dessiné une bande dessinée avec E., la fillette, elle était super contente qu'on s'occupe d'elle. À un moment donné, Hell, lui a demandé de venir s'asseoir près d'elle ... c'est clair que E n'a rien voulu savoir. Hell de me dire : c'est toujours comme ça avec moi elle veut jamais rien savoir.
T'en occupes-tu? Parles-tu avec elle?
Je ne pouvais pas encore répondre à ses questions car je n'avais pas toutes les infos.
Lorsque nous étions parti ce soir là E. avait fait une crise prétextant qu'elle n'allait plus jamais nous revoir Mari et moi et ça semblait vraiment désastreux. ^Ca m'avait vraiment brisé le coeur.
Hier, souper avec D., Mari et moi. Hell est à l'hopital, calculs rénaux. Premièrement, qu'est-ce que D. fait en ville et pourquoi n'est-il pas à l'hopital avec elle?
Durant la soirée, j'ai appris les détails suivants:
1. E. ne passe souvent pas sa fin de semaine sur deux chez sa mère, Hell l'envoie chez sa grand-mère. Bravo, et après tu te demandes pourquoi elle veut rien savoir de toi?
2. D. dit de façon "je suis donc bien découragé" que E. a besoin de beaucoup trop d'attention et qu'elle ne sait pas s'amuser seule. HELLO !!!!!! Elle panique, elle a aucun point d'encrage, elle peut même pas demandé de l'attention de sa mère. Il nous raconte encore que Hell n'a aucune patience et qu'elle n'est même pas capable de faire le plus anodin des jeux ne serait-ce que 5 minutes et elle montre sans vergogne son impatience à sa fille.
3. Hell était encore sur l'aide sociale en septembre. Hell ne peut garder un emploi plus que 6 mois car elle s'en lasse. Elle laisse tomber et se met sur l'aide sociale.
4. Si elle ne peut pas aller au voyage cette fois-ci c'est pas grave ... sa mère va lui en payer un autre.
5. Hell demande sans cesse à D. quand il pense la demander en mariage. Selon D. elle ne plaisante pas (hello??!)
6. Il n'a pas l'intention de déménager dans sa ville et Hell non plus.
On s'en va ou avec ça?
Est-ce que je grogne?
Pis je suis même pas certaine que je vous ai tout dit.
Juste de penser à E. et L. j'ai le coeur en miettes.
S'occuper de ses enfants ça comprend pas les aimer aussi? Je me trompe?
Je suis peut-être trop drastique.
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